La palme de la soirée :
La palme de dimanche était jouée avant le match. Il était environ 22 h quand une chanson culte a retourné le festival, je parle bien évidemment de Take me out des Franz Ferdinand. Un moment de communion extraordinaire entre nous et avec les spectateurs, en face un des meilleurs groupes de rock des années 2000 (on en a discuté à la rédaction, on trouve que c’est le meilleur).
Le concert entier fut un moment de grâce sous le ciel clair de Beauregard, le public ne s’y est pas trompé en offrant une belle ambiance. Certains commentaient la coupe au bol et la moustache du leader, les autres profitaient de ce moment unique en Normandie. L’intensité du concert s’est vraiment accélérée sur le magnifique Jacqueline, avant cela le groupe a testé des nouveaux titres du prochain album. S’en est suivi un enchaînement équilibré et efficace des chansons phares du groupe. À la fin d’un concert de plus d’une heure, les compagnons d’Alex Kapranos se réunissent autour de la batterie pour offrir une fin de set explosive. Respect messieurs les écossais vous êtes les meilleurs.
C’était une belle fin :
Il n’était pas le plus connu de cette programmation et pourtant Paul Kalkbrenner n’est pas un débutant. L’allemand héros de Berlin Calling avait le sourire, il a su ambiancer un public large avec sa techno minimale mélodique. Paul lance les basses petit à petit avec délicatesse, le public se prend au jeu et danse de plus en plus. On peut entendre le remix de Fatboy Slim Praise You ou encore un remix de Madworld de Gary Jules, juste sublime.
Le plus c’était les caméras bien placées pour admirer la joie de Kalkito, et sa technique irréprochable sur sa table de mixage. Une fin sur Sky & Sand, morceau composé avec Fritz son frère, un pur moment d’émotion pour un mix de grande qualité.
Tout avait bien commencé :
Il était un peu tôt pour les voir, mais peu importe. Les Britanniques de Death in Vegas ont fait vibrer nos oreilles dès 16 h avec leur musique indus/trip hop. Il y a quelques mois ils étaient dans le noir sur la scène du Cargö, là c’est une belle éclaircie que les compagnons de Richard Fairless on fait planer sur le parc de Beauregard. Un beau set bien ficelé, sans moment de pause ni de baisse de régime, une belle heure les pieds dans la boue.
Elles séduisent :
Le duo Brigitte (et non les Brigitte) a attiré un public nombreux sur la scène B. Leur pop charmeuse a su séduire le public. La séduction n’était pas que visuelle avec leurs robes pailletées et bien coupées, les filles ont un jeu de scène très efficace sans tomber dans la prétention. Le backing band habillé en blanc a surement vexé le premier rang qui sauté dans une boue encore bien fraîche. La classe était sur scène et en face le public avait répondu présent.
Ils sont passés :
On doit l’avouer, après deux jours de festival nous sommes un peu fatigués. Entre les conférences de presse, les interviews et la petite demi-heure de repos sur la plage nous n’avons pas vu beaucoup plus. Thomas Dutronc a fait le boulot quand Garbage a bien vieilli, leur retour n’était peut-être pas obligatoire. Au moins, on n’aura pas eu de déception sur ces concerts, si un, ne pas avoir vu The Aerial en ouverture.
Bilan :
Une très belle édition du festival, surement la meilleure des 4 avec plus de 55000 personnes. Les concerts étaient à la hauteur de nos espérances, une météo pas si mauvaise sur les trois jours et un site qui a plutôt bien résisté. On se souviendra des sourires de Paul K et Metronomy, la fougue des Kills, la classe internationale des Franz Ferdinand et la découverte Other Lives…






